Je me sens enfin redevenue moi-même

Ça y est : j’ai une poche. Depuis le diagnostic, posé il y a six ans environ, j’ai eu un parcours très difficile. L’année dernière, la situation a vraiment empiré. Je me sentais comme une loque, raison pour laquelle les médecins ont décidé que j’avais besoin d’une poche.

L’opération a été beaucoup plus longue que prévu

Pour poser une poche, on subit deux opérations. J’ai eu ma première opération début janvier. En fait, elle aurait dû avoir lieu en décembre, mais à cette époque, ma sœur allait accoucher de son premier enfant et je ne voulais pas être à l’hôpital à ce moment-là. Durant cette opération, ils ont enlevé la totalité de mon gros intestin et de mon rectum, et on m’a placé une stomie. Ça a été très lourd. Vu que je prenais de la cortisone depuis longtemps, ma paroi intestinale était trop souple. Résultat : l’opération a duré beaucoup plus longtemps que prévu.

La première nuit après l’opération, j’ai même dû rester en salle de réveil. Ensuite, je suis allée deux jours aux soins intensifs, suivis de douze jours supplémentaires en chambre d’hôpital classique. Heureusement, tout s’est bien passé au final, mais j’ai quand même souffert énormément. Je peux vous assurer que la convalescence a été difficile.

 

Remplacer la stomie par une poche

Quelques mois plus tard, en avril, j’ai subi ma deuxième opération. Celle-ci a heureusement été moins lourde que la précédente. Les médecins ont enlevé la stomie et l’ont remplacée par une poche. L’opération s’est déroulée sans encombre. Mais après cela, j’ai eu de gros problèmes de digestion et je vomissais des heures durant. C’était très éprouvant. Jusqu’à ce que soudain, vers trois heures du matin, je sente ma digestion se remettre progressivement en route. À partir de ce moment-là, les choses sont allées mieux.

 

Moins de désagréments

Tout n’était pas rose pour autant. Mon corps devait s’adapter et avait besoin d’un certain temps pour s’habituer à la poche. Depuis lors, tout va bien, et c’est une chance. Mais tout est plus liquide car je n’ai plus de gros intestin, qui en temps normal sert à extraire l’humidité des matières fécales. Néanmoins, en général, je souffre de beaucoup moins de désagréments. Et si je sais que je dois aller quelque part, je prends tout simplement un médicament contre la diarrhée.

 

Des libertés retrouvées

Je suis vraiment contente d’avoir subi ces opérations. À présent, je peux faire beaucoup plus de choses qu’avant, et après avoir tant souffert, je me sens à nouveau un peu redevenue moi-même. Avant les opérations, je ne pouvais même plus sortir de chez moi. Je ne parvenais plus à me retenir jusqu’à je trouve des WC, car lorsque je devais aller aux toilettes, c’était tout de suite et pas dans cinq minutes.

 Même un petit trajet en voiture pour aller chercher les enfants à l’école était devenu impossible. À présent, je gère cela beaucoup mieux. J’ai récemment surpris mon mari en lui disant que je faisais rapidement un petit saut au supermarché. J’ai retrouvé cette liberté, et ça fait du bien. Pour moi, ces deux opérations en valaient amplement la peine.

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