Mon mari était trop peu concerné. Aujourd’hui, ça va mieux.

Je suis mariée depuis 13 ans avec Kristof. Notre fête de mariage a été simple et joyeuse. Voilà qui résume notre vie de couple : nous ne sommes ni extravagants, ni excessifs. La philosophie à la maison a toujours été la suivante : agir le plus normalement possible. Travailler, épargner et ne pas faire trop de folies. Car il est toujours possible qu’un imprévu désagréable survienne à un moment ou à un autre. J’en suis de plus en plus consciente à présent que je suis malade. Tout le monde peut avoir de la malchance.

J’essaie de faire prendre conscience de cela à mon mari. Il travaille beaucoup. Profiter de la vie n’est pas sa priorité. Nous gérons prudemment ce que nous avons pour l’avenir de nos enfants. Mais de temps à autre, il faut pouvoir se réserver quelque chose à soi-même. C’est ce que j’essaie de faire un peu plus depuis un an. De préférence avec mon mari.

Davantage de compréhension

Kristof essaie de comprendre ma maladie et ses conséquences, ce qui n’est pas toujours évident. Le tournant s’est opéré après mon dernier séjour à l’hôpital en novembre. À cette époque, il était vraiment débordé au boulot et ne pouvait pas venir chaque jour à l’hôpital. J’étais vraiment mal, mais il ne s’en rendait pas compte.

Le dernier jour, juste avant de retourner chez moi, la coupe a débordé. Lorsque j’ai été sûre que plus personne ne viendrait me rendre visite, j’ai fondu en larmes. Et, tout à coup, mon médecin est entré dans la chambre. J’étais morte de honte.

Il s’est montré très compréhensif et a pris la peine d’écouter mon histoire. C’est mon médecin qui a attiré mon attention sur le manque d’implication de mon mari. C’est alors que j’ai pris conscience que quelque chose devait changer.

Des attentes différentes

Les quinze dernières années, je me suis occupée de tout moi-même. Cela a changé lorsque Kristof m’a accompagnée en consultation pour la première fois. C’était nécessaire, car il ne comprenait toujours pas après tant d’années ce qu’impliquait la maladie.

Je ne lui ai jamais vraiment parlé des effets de celle-ci. Donc, il est arrivé que lorsqu’il rentrait à la maison après une longue journée, nos attentes soient totalement différentes. J’espérais qu’il allait m’aider et s’occuperait un peu des enfants et des tâches ménagères, mais il ne comprenait pas que je reste allongée dans le canapé.

Depuis quelques mois, nous parlons beaucoup de l’impact de ma colite et cela nous aide énormément. Il comprend beaucoup mieux et se montre compréhensif.

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Inge souffre de colite ulcéreuse