Ne pas pouvoir faire ce que je veux

Je suis jeune et je ne peux pas faire ce que je veux en raison de ma maladie. Je ne peux rien planifier et je trouve cela très ennuyeux. Mes options sont limitées, à la fois professionnellement et socialement. J’accepte cette situation du mieux que je peux, mais cela ne veut pas dire que je la trouve agréable.

 

Je travaille aujourd’hui à temps partiel comme auxiliaire de ménage, mais j’ai d’autres ambitions professionnelles. J’ai suivi une formation de clerc de notaire et j’aimerais travailler dans une étude ou dans le secteur de la justice. Je postule de temps en temps pour un poste de ce type. Jusqu’à présent, les résultats se sont toujours avérés négatifs. Lorsqu’au terme d’un entretien, j’explique que je souffre d’une maladie chronique, en général, le ressenti est tout sauf positif. Je pourrais, bien sûr, le cacher et voir ce qui se passe. Mais si mon futur employeur est incapable d’accepter ma situation, alors je préfère ne pas travailler chez lui.

J’ai immédiatement annoncé la couleur à mon employeur actuel et cela n’a pas posé de problème. Je travaille seul et je n’ai aucun contact avec des collègues. Ce n’est pas mal parce qu’ainsi je ne suis pas confronté à l’incompréhension. Dans un emploi précédent, cela avait été différent et j’étais entré en conflit avec un collègue. Il avait critiqué le fait que je doive aller aux toilettes régulièrement. Il pensait que je le faisais pour tirer au flan.

Mon travail actuel n’est pas idéal : les douleurs articulaires et l’eau ne font pas bon ménage. Mais pour l’instant, je continue. Je n’ai jamais eu de problèmes avec mes clients réguliers. S’il y a malgré tout un impact négatif, alors ma grille de travail est modifiée. De cette façon, je m’assure d’avoir suffisamment de temps entre deux clients pour endiguer la fatigue et la douleur.

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Maikel sur ...


Maïkel est atteint de colite ulcéreuse.