Ne vous fiez pas au docteur Google

Les réseaux sociaux offrent de nombreuses possibilités aux patients, et aux prestataires de soins, comme moi. Je peux envoyer très rapidement de l’information à des patients et entrer facilement en contact avec d’autres prestataires de soins.

Je suis surtout fan de Twitter. J’ai notamment pu, via Twitter, poser une question à un gastro-entérologue renommé aux Etats-Unis, ce qui aurait été impossible autrement.

Mais les réseaux sociaux ont bien sûr aussi leurs désavantages. Ainsi, chacun peut partager n’importe quelle information et il est difficile pour les gens de discerner le vrai du faux. Une de mes missions personnelles consiste donc à apporter aux personnes concernées une information correcte. Je suis gestionnaire d’un groupe Facebook fermé IBD- AZ Delta et cette activité m’occupe pratiquement 24h/24h. Heureusement, j’ai pas mal de connivence avec les membres et ceux-ci ne s’amusent pas à poster n’importe quoi. Nous tenons avant tout à diffuser un message positif autour de l’IBD et nous y réussissons bien.

Nous devons encore beaucoup plus informer les patients

Je constate que les gens deviennent plus critiques par rapport à ce qu’ils lisent sur internet. Récemment une patiente m’a dit : « J’ai été tellement stupide de chercher des infos sur google ». Les gens ont de plus en plus le réflexe de ne pas croire tout ce qu’ils lisent. Ceci dit, le fait qu’ils se mettent à rechercher des informations complémentaires est en grande partie la faute de ceux qui les soignent. Il est de mon devoir de fournir le plus d’informations possible et même de diriger le patient vers d’autres sources fiables. Surtout au moment du diagnostic ou lorsqu’il y a un changement de thérapie. C’est à ce moment qu’on se pose le plus de questions.

Rappeler est essentiel

Une étude montre qu’à peine 10 à 20% des patients retiennent ce que vous leur dites. Je rappelle donc régulièrement ce qui a été dit auparavant et je donne également un papier qui résume tout. Les patients pensent également très souvent que les prestataires de soins sont trop occupés pour répondre à leurs questions. Quant à vous, en tant que prestataire de soins, vous partez du principe que si quelque chose n’est pas clair, les patients vont vous demander des explications supplémentaires. Mais ce n’est pas le cas. J’essaie donc de donner un maximum d’informations complémentaires, même si les patients ne les demandent pas.

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Liesbeth Moortgat est infirmière MICI