Je veux continuer à travailler

J’ai gardé mon travail d’insurance officer chez un importateur de véhicules. J’y travaillais depuis à peine un an lorsque la maladie s’est déclarée. Au terme de plusieurs mois d’absence complète, j’ai voulu absolument retourner au boulot.

Même en travaillant à temps partiel, cela s’est révélé difficile au début. J’avais constamment mal et j’étais vite fatiguée, mais après quelques mois et avec un autre traitement, cela s’est amélioré. Je travaille tous les jours pendant la matinée. Ensuite, je rentre à la maison et je me repose, de manière à encore pouvoir entreprendre quelque chose le soir. Dès que j’ai appris le diagnostic, j’ai tout raconté à mes collègues directs et à mon patron. Je pouvais difficilement faire autrement : j’avais perdu 40 kg et on voyait que j’avais mal quand je marchais. Cela ne passe pas inaperçu. Ma maladie n’a jamais été un problème pour eux. Lorsque je dois traverser l’atelier pour me rendre aux toilettes, les techniciens m’encouragent même à sprinter !

La peur d’avoir un problème

Je connais bien mon corps. Je sais si des problèmes peuvent surgir ou non. Parfois, je suis prête à partir pour le travail et je dois subitement aller aux toilettes. Dans ce cas, j’attends un peu – parfois près d’une heure – jusqu’à ce que je me sente mieux. Je dois le faire, car si je pars quand même, le problème survient. Cette appréhension était beaucoup plus présente au début, mais à présent, je sais qu’il n’y aura aucun ennui si j’écoute mon corps. Je sens la fatigue en permanence, mais cela ne m’empêche pas de vivre ma vie. J’estime que je suis capable de supporter la douleur à un degré élevé.

Parfois, je pense qu’il serait préférable de ne pas travailler. Mais alors, je serais totalement hors course et je suis encore jeune. Il serait plus grave pour moi de ne plus participer à rien que de supporter ma maladie. Mon travail m’oblige à me lever le matin, à m’habiller, à faire des efforts. C’est extrêmement important pour moi. Le fait de ne travailler que 4 heures quotidiennement et de ne pas devoir tenir pendant une journée entière m’aide naturellement. Lorsque j’arrive chez moi, je peux m’écrouler et ne plus rien faire. Heureusement, j’ai de très chouettes collègues. Nous rions beaucoup ensemble.

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Colette est atteinte de colite ulcéreuse